"The SKIRTS", the story...

Publish at 27/ 02/2019

Commencé à l’été 2014 (eh oui!!) le concept des abat-jours "LES JUPES" nous a tout de suite emballé. Nous étions à la recherche d’une idée fonctionnant bien avec la notion Non-Useless de multifonctionnalité-modularité, une lampe qui pourrait être réutilisée à l’infini, qui pourrait être restaurée, modifiée, agencée sans que cela ne coûte cher, inscrivant l'objet dans la philosophie d'upcycling.

Sur un fil électrique en kit acheté (ou récupéré ou bricolé) , un abat-jour découpé selon notre patron, retenu entre deux anneaux: le premier installé au fil, le second déposé sur l’abat-jour pour lui faire garder la forme et lui donner sa particularité. Nous nous sommes amusés à essayer toutes sortes de matériaux pour l’abat-jour, à les superposer, à les découper à des longueurs différentes pour créer une lampe originale.

Pour nous ça y était, les maquettes étaient probantes, on pouvait commencer à penser à commercialiser! Un truc archi-archi-archi-simple. 

Eh ben non! Nous ne le savions pas encore, mais notre démarche ne faisait que commencer. Un vrai Ironman! 

 

2015 

Nous avions tout d’abord prévu de faire les anneaux en bois ou en liège. Après des dessins et soumissions multiples dans le but de réduire les coûts, nous nous sommes rendus à l’évidence, ces derniers se sont avérés exorbitants principalement pour l’anneau du dessus qui retient l’abat-jour en place, à cause de son angle du dessous et de sa minceur. 

On ne compte plus le nombre de dessins que nous avons dû faire et refaire . Oui, on a pensé à modifier le design, mais non, on ne l’a pas fait, cet anneau fait partie du concept, on l’aime comme ça et on n'a pas changé le nez du bébé!

 

Fin 2015

Le design est final nous testons les anneaux en plastique pour voir si le poids des anneaux fonctionne. Notre but est maintenant de trouver une façon de fabriquer à partir de plastique de bouteilles récupérées. 

Nous produisons les prototypes et les premiers exemplaires vendus en impression 3D. Début de la commercialisation à petite échelle. 

On enregistre les dessins aux Canada, USA et Europe. 

 

2016 

Nous recherchons activement des producteurs de plastique recyclé et nous faisons faire le prix des moules. Bon. Le prix est tellement exorbitant que sans savoir si nous allons même en vendre une seule, on sait qu’on se mettrait sur la paille. On aurait beau faire une souscription sur kickstarter ou recevoir une bourse de Recherche et développement, c’est trop fou, on n’ose pas embarquer là-dedans.

 

2017

Nous rencontrons une entreprise qui fait des objets en pâte de papier recyclé ignifuge qui est vraiment très intéressée à varier sa gamme de produits et qui nous offre de travailler avec eux et de produire nos anneaux. Quelle chance! On est ravis, d’autant que le fait que leur recette soit ignifuge nous arrange vraiment. Mais leur entreprise est florissante et il se passe un an avant que nous ayons de leurs nouvelles. Notre projet n’avance pas.

Renée part en Italie pour quelques mois. Au retour elle tombe très malade pour le reste de l’année. 

 

2018 

On commence l’année au Laos. À notre retour, la compagnie de papier nous donne le prix du moule principal qui est astronomique. 

Après réflexion, on se dit que c’est vraiment un investissement exagéré, d’autant que les responsables de la compagnie n’étaient pas assez disponibles. Il nous faut trouver un nouveau matériau! 

Nous étions alors en train de fabriquer une autre lampe, «la Lampe d’Antoine» faite de porcelaine et de bois. La porcelaine nous est apparue comme un matériau intéressant, pas trop couteux, écolo et dont le poids était parfait pour bien tenir l’abat-jour en place. Le céramiste que nous rencontrons, spécialiste du moulage, est débordé, n’a pas beaucoup de temps pour nous car c’est une très grosse année pour lui. Mais c’est le seul qui peut fabriquer ce genre de moule complexe au Québec. 

La recherche et le développement des moules, vu les circonstances, prendra 9 mois. Nous, nous sommes prêts, avec nos emballages et nos abat-jours depuis des mois. Les 25 premiers anneaux sont dans leurs boites, prêts à la vente comme des chevaux de courses dans leur boxes depuis quelque temps, mais nous devons attendre de savoir quelle sera la cadence de production avant d’annoncer leur mise en vente.

 

2019

Et là, ça y est! 

Nous avons reçu l’assurance qu’enfin on pouvait partir la machine! 

La vraie production commence! Les jupes seront en boutiques et dans notre boutique en ligne! On est tellement, tellement enthousiastes!

Un immense merci aux stagiaires Élodie Stéphant et Camilo Munoz Gonzales qui ont tous les deux apporté une aide précieuse au projet, à Tat Chao qui nous a donné un coup de main aux dessins techniques, à l'EchoFab Communautique qui nous a permis de faire nos prototypes et enfin à l'extraordinaire céramiste, Guy Simoneau, qui a fait la recherche et le développement de nos anneaux de céramique!